Dans un pays comme le Costa Rica, où la biodiversité et la conservation sont au cœur de l’économie et de l’identité nationale, se former, c’est être plus compétents pour la destination, pour nos partenaires locaux et pour nos voyageurs. Chez Terra Caribea, nous participons régulièrement à des ateliers, conférences et formations afin de renforcer notre expertise. Consultez tous nos engagements en faveur du tourisme durable pour en savoir plus.
Dans cet article, nous vous proposons de mieux comprendre les enjeux de la conservation au Costa Rica pour transformer le voyage en une expérience à la fois enrichissante et respectueuse.
Pourquoi la conservation est un enjeu central au Costa Rica
Le Costa Rica, un modèle de protection environnementale
Aujourd’hui, environ 26 % du territoire terrestre et 30 % de la zone maritime du Costa Rica bénéficient d’un statut de protection. Concrètement, cela signifie que ces espaces sont encadrés par des règles spécifiques visant à préserver les écosystèmes, limiter certaines activités humaines et assurer une gestion durable des ressources naturelles. Véritable modèle pour l’écotourisme, ces chiffres sont le résultat de plusieurs décennies d’orientation politique vers la conservation et la durabilité, une dynamique qui se poursuit malgré les nouveaux défis auxquels le pays est confronté.
Les différentes catégories d’aires protégées au Costa Rica
Au Costa Rica, le Système national des aires de conservation (SINAC) regroupe différentes catégories d’espaces protégés, permettant d’adapter la gestion à la réalité des territoires et de leurs écosystèmes :
- Parcs nationaux : zones à haute valeur écologique ouvertes au public dans des conditions contrôlées.
- Réserves biologiques : espaces essentiellement intacts, dédiés à la recherche scientifique et à la conservation stricte de la biodiversité.
- Refuges de vie sauvage : zones servant à la protection d’écosystèmes spécifiques, de la flore et de la faune, notamment des espèces menacées.
- Zones protégées : territoires gérés pour la protection des sols et la régulation des ressources naturelles.
- Réserves forestières : forêts protégées axées sur la conservation des ressources et l’usage durable.
- Monuments naturels : éléments naturels, géologiques ou culturels reconnus pour leur valeur particulière.
- Zones humides : écosystèmes aquatiques (marécages, mangroves, lagunes) reconnus pour leur rôle écologique.
- Corridors biologiques : zones servant de « ponts naturels » entre aires protégées, facilitant la migration des espèces.
- Parcs urbains : espaces naturels intégrés à des zones urbaines et contribuant à la conservation locale.
Les limites et défis du système de conservation
Toutefois, la mise en œuvre de ces dispositifs se heurte à plusieurs limites : manque de ressources humaines et financières, pression touristique croissante, besoins accrus en recherche scientifique et application parfois incomplète des lois existantes. Ces défis rappellent que la conservation est un processus permanent, qui nécessite un engagement continu des institutions, mais aussi du secteur touristique et des visiteurs.
L’importance des comportements responsables
Le Costa Rica attire chaque année de nombreux voyageurs grâce à sa biodiversité exceptionnelle. Pour que cette richesse naturelle demeure intacte, il est essentiel que chacun adopte des comportements respectueux du milieu naturel. Le pays s’est doté d’un cadre juridique pour protéger sa biodiversité, mais la préservation passe aussi par les gestes du quotidien sur le terrain.
Parmi les pratiques essentielles à adopter lors des visites en milieu naturel :
- Rester sur les sentiers balisés : sortir des sentiers peut endommager la végétation fragile et accélérer l’érosion des sols.
- Ne rien prélever (plantes, roches, coquillages, etc.) : ces éléments jouent un rôle dans l’équilibre des écosystèmes et servent souvent de ressources ou d’abris pour d’autres espèces.
- Ne pas nourrir ou toucher les animaux : cela modifie leurs comportements naturels, favorise la dépendance à l’humain et augmente les risques de maladies et de conflits.
- Limiter le bruit et respecter le calme ambiant : le bruit perturbe la faune, notamment dans les zones de reproduction ou de repos.
- Ne pas laisser de déchets et emporter tout ce que l’on apporte : les déchets polluent les sols et l’eau et attirent les animaux vers des sources alimentaires inadaptées.
- Éviter l’usage de produits chimiques nocifs près des écosystèmes aquatiques : certaines crèmes solaires ou produits corporels peuvent être toxiques pour les coraux et la faune aquatique.
- Éviter les selfies et les mises en scène rapprochées avec la faune : ces pratiques génèrent du stress pour les animaux et banalisent des comportements à risque.
Ces gestes, simples en apparence, contribuent directement à la protection des habitats naturels et à la pérennité des écosystèmes, tout en améliorant la qualité de l’expérience de voyage. Consultez nos ressources pour voyager durablement au Costa Rica
Voyager avec un guide local au Costa Rica
Voyager avec un guide local au Costa Rica ne se limite pas à une question de confort ou de logistique. Le guide joue un rôle central de médiateur entre les visiteurs, le territoire et les communautés locales. Il apporte des clés de lecture essentielles pour comprendre les paysages, les écosystèmes et les réalités humaines qui les façonnent.
Le rôle clé du guide local pendant une activité
Son rôle repose sur plusieurs dimensions complémentaires :
- transmettre une information fiable et contextualisée,
- incarner une attitude respectueuse de l’environnement et des populations locales,
- assurer la sécurité des participants dans des milieux parfois complexes,
- contribuer au développement social et économique local en générant de l’emploi et en soutenant les savoir-faire du territoire,
- faciliter la compréhension des codes culturels et des usages locaux, afin d’éviter les malentendus et de favoriser des échanges respectueux,
- dépasser une simple consommation de paysages en donnant du sens à l’expérience,
- encourager une relation plus consciente au territoire, fondée sur l’écoute, la compréhension et le respect des lieux traversés.
Enfin, chez Terra Caribea, nous considérons que notre métier dépasse l’organisation de voyages. Informer, contextualiser et sensibiliser font pleinement partie de notre mission. En tant qu’intermédiaires, nous menons une réflexion constante sur notre responsabilité dans la transition écologique et dans la transmission des connaissances : quelles clés donner aux voyageurs pour comprendre le territoire et le parcourir de manière respectueuse.













